24.03.2008
CROUS vert, CROUS solidaire: FAC Verte lance sa campagne pour les élections CROUS
En présentant près d'une soixantaine de candidats, dans 9 des plus grandes villes universitaires pour les prochaines élections CROUS, Fac Verte confirme son implantation dans le paysage universitaire français !
Du 25 mars au 3 avril, les représentants des étudiants au Conseils d'Administration des Centres Régionaux des Oeuvres Universitaires et Scolaires seront renouvelés dans toutes les académies. Comme en 2004 et en 2006, Fac Verte présentera ses listes « Crous Vert, Crous Solidaire », dans 8 académies : Paris1, Lyon/St-Etienne, Aix/Marseille, Toulouse, Grenoble, Haute-Normandie (Rouen et Le Havre) , Caen et Dijon. Cette année, Ecologie Sans Frontière et le Réseau Sortir du Nucléaire, ainsi que de très nombreuses associations locales, ont apporté leur soutien à Fac Verte.
« L'objectif est d'obtenir un a deux élu-s [sur 7 au total]dans chaque CROUS pour faire mieux qu'en 2006 » explique Gaël Roustan, coprésident de l'organisation écologiste.« Avec 7 élus il y a 2 ans, une vice-présidence étudiante au CROUS de Haute-Normandie et un suppléant au CNOUS, nous avons déjà fait un gros travail », poursuit-il.
Il est vrai que les résultats sont là. Des produits bio et équitables chaque jour dans un restaurant universitaire de Grenoble, un audit énergétique sur les logements CROUS d'Aix/Marseille, des containers de tri sélectif dans les sites universitaires toulousains, ... Des propositions qui s'appuient sur des résolutions fermes. Yann Mongaburu, élu sortant à Grenoble, développe : « Quand rien n'est fait pour diminuer les consommations d'eau ou d'électricité, il est inacceptable que ce soit les étudiants qui paient. Fac Verte s'est ainsi toujours opposée à la hausse des charges en chambre U et demande une vraie politique d’économies d’énergie ! »
Et voilà les militants de Fac Verte repartis en campagne. Cette année, 3 axes forts marquent celle-ci. Oriane Arcé, tête de liste à Lyon les présente : « La priorité incontestable, c'est le logement. Fac Verte souhaite que 100 000 nouvelles chambres étudiantes soient disponibles dans les années à venir, avec 2 exigences : écoconstruction et démarche de mixité sociale (stop aux ghettos étudiants sur les campus) ! Ensuite, il faut généraliser les produits bio, locaux et équitables dans les RU. Enfin, pour une véritable autonomie des étudiants et un développement de la formation tout au long de la vie, l'Indemnité Universelle de Formation doit voir le jour ! »Avec un clin d'oeil, Jean-Baptiste Lobel, chef de file des Parisiens, ajoute qu'il est possible d'en savoir plus sur le site dédié à ces élections CROUS : www.crousvert.org.
En attendant les résultats, les Facvertiens Caennais, Dijonnais, Toulousains et tous les autres distribuent leurs journaux, tractent à la sortie des Cafèt' U, encollent les murs de leurs affiches (en papier recyclé et encres naturelles !)...
Emmanuel Bucki, secrétaire fédéral en charge des élections, s'amuse : « 85 % des jeunes se disent désormais concernés par l'environnement. Avec ça, nous devrions finir largement en tête ! Sauf à préférer les belles paroles des autres listes aux actes concrets de nos élus pour la planète et pour les étudiants... »
Contact presse :
Gaël Roustan 06-79-76-17-27 gael.roustan@facverte.org
16:52 Publié dans Vie Etudiante | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : fac verte, ecologie universitaire, crous, etudiant, vie étudiante, mal logement, santé
22.10.2007
Rémunération des stagiaires, on avance....un peu
Le Conseil des Ministres du 17 octobre dernier a entériné la proposition de décret de la Ministre de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur Valérie PECRESSE quant à "la gratification des stages" et qui précise les conditions d'encadrement des rémunérations pour les stagiaires dans les entreprises. Ce décret fixe donc une rémunération minimale égale à 30% du SMIC pour tous les stages. Cela veut donc dire qu'enfin non seulement la rémunération d'un stage est rendue obligatoire, et qu'en plus le montant minimum est fixé par décret. Revendication des acteurs de la vie étudiante de longue date, on ne peut donc que se féliciter d'une telle mesure. Mais il ne s'agit là que d'une "régulation" du système.
Quelques remarques pour éclairer ce dispositif qui engage l'Etat, le gouvernement et les entreprises dans la prise en compte des aspects "vie étudiante" et insertion dans la réforme de l'Enseignement Supérieur:
La rémunération est obligatoire au détail près puisqu'elle n'intervient que pour un stage dont la durée dépasse les 3 mois. Cela veut dire que l'on exclu de fait les stages d'été, dont la durée correspond le plus souvent à 3 mois pile, et pour lesquels la rémunération n'est toujours pas obligatoire, malgré l'inscription dans le marbre de la rémunération minimale du stagiaire.
Ensuite, le décret de loi parle de "gratification des stages", alors que la Ministre parle d'une concertation avec le Comité des stages et de la professionnalisation des cursus universitaires afin de lancer un travail sur "la reconnaissance de la valeur du travail des stagiaires".
Parler de gratification pour ensuite évoquer une reconnaissance de la valeur travail me parait contradictoire.
Alors certes se pose le problème du calcul des points de retraites qui jusqu'à présent n'entre toujours pas dans le cadre de réglementation des stages. Parler de rémunération ouvre une porte aujourd'hui pas complétement ouverte.
Or à l'heure où le Président SARKOZY évoque la prise en compte des heures de bénévolat dans le calcul des points retraites, ne serait-il pas aussi interessant de l'élargir au statut des stagiaires?. Le boucle serait dès lors bouclée quant à la reconnaissance de la valeur travail dès l'engagement d'un jeune au service dans l'Interêt Général, ou tout simplement dans son processus de formation professionnelle.
Quid par ailleurs de l'implication des collectivités et des services de l'Etat dans ce dispositif? Le secteur public est-il concerné par cette obligation de rémunération des stagiaires? A l'heure où les formations liées à l'évaluation des politiques publiques et au développement des territoires prennent une place de plus en plus importante dans les cursus; à l'heure où la fonction publique territoriale attire; à l'heure où les partenariats publics privés prennent leur essor; de nombreux jeunes en formation sont amenés à expérimenter le travail dans le public.
La Ville de Paris a déjà sauté le pas sous la houlette de David ASSOULINE puis Sandrine MAZETIER successivement en charge de la Vie Etudiante auprès du Maire de Paris. Comme certainement beau nombre d'autres collectivités en rendant obligatoire la rémunération minimum pour les stagiaires, avec même l'accès aux avantages de la fonction publique quant à l'accès aux équipements de la Ville culturels et sportifs.
La Ville de Paris est même allée plus loin en élaborant une Charte pour la réussite des étudiants salariés, signée par des acteurs privés et publics du monde de l'entreprise. Parce que le salariat est une dimension aujourd'hui incontournable dans le monde étudiant, contraint ou volontaire, les entrepreneurs qui emploient des étudiants se devaient de faire un pas pour adapter le temps du salarié au temps de l'étudiant. C'est aujourd'hui le cas puisque les signataires s'engagent à concilier leurs contraintes avec celles des étudiants et de leurs temps d'études, pour que ces derniers n'aient plus à faire un choix entre aller étudier, et aller bosser pour survivre.
Le collectif Génération Précaire à mis au coeur du débat cette problématique du stagiaire, et de la reconnaissance de l'experience liée au stage dans le cadre du parcours de formation. lls sont aujourd'hui des interlocuteurs privilégiés, et tentent de passer à la phase proposition. Il faut les encourager.
Le combat pour la reconnaissance du statut qualifiant d'un stage doit continuer, le Gouvernement semble être dans une bonne voie dans la mesure où il souhaite prendre la problématique "vie étudiante" à bras le corps en régulant dans un premier temps les dispositifs. Mais l'urgence est grande, il faut avancer, et surtout sans passer en force. La loi sur l'Autonomie des Universités entretien à ce titre un flou important dans la mesure où elle n'a pas levé les inquiétudes, malgré le constat partagé par tous les acteurs du monde étudiant sur l'urgence à agir. Il faudra ainsi veiller à ce qu'elle ne soit pas le socle imparfait d'une agrégation de décrets successifs retirant le caractère global et transerval d'une réforme de l'Enseignement Supérieur.
12:21 Publié dans Vie Etudiante | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : stages, rémunération, génération précaire, salariat étudiant
17.01.2007
Le BAGA est officiellement né!
Le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative a présenté en conseil des ministres le mercredi 17 janvier 2007 une communication relative à la mise en œuvre de la conférence de la vie associative.
A cette occasion, il a annoncé : "après une phase d’expérimentation, le brevet d’aptitude à la gestion associative, proposé par le Conseil national de la jeunesse, sera ouvert à l’ensemble des jeunes bénévoles." (et des moins jeunes, le cas échéant)
L'idée est simple: proposer une formation complète à la gestion associative encadrée par des professionnels de l'associatif et par des formateur de l'Institut National de la Jeunesse et de l'Education populaire.
Elle vise
- à présenter la spécificité du fait associatif, de ses acteurs et de son environnement ;
- mobiliser des notions favorisant la conduite et le développement d’un projet associatif en matière financière, de gestion de projet et de dynamique des acteurs.
Ce dispositif s'inscrit de façon complémentaire avec les dispositifs d'accompagnement déjà imaginé par certains réseaux associatifs. National, il permet aux futurs stagiaires de disposer d'un brevet reconnu qui participera au fur et à mesure de son développement à la professionnalisation de la gestion associative, sans en retirer son caractère solidaire et d'interêt général.
23:37 Publié dans Vie Etudiante | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Gestion, associatif, conseil national jeunesse, CNJ
11.07.2006
La Ville de Paris rémunère désormais ses stagiaires
C'est fait, Sandrine Mazetier, l'adjointe au Maire à la Vie Etudiante, vient de faire voter par le Conseil de Paris la rémunération des stagiaires employés par la Ville.
C'est une évolution énorme dans les pratiques de la municipalité parisienne qui jusqu'à présent usait a foison du principe du "bénévolat étudiant" au "bénéfice" d'études économiques, urbaines, de communication, etc.
J'en ai moi même fait l'expérience puisque j'ai été en stage à la Direction de la Voirie pendant 3 mois. Non rémunéré, mais surtout non suivi pédagogiquement...( mais une super expérience dans une collectivité importante avec des enjeux déterminants).
Cette prise en main de la problématique du revenu des étudiants par la Ville est volontaire et appuyé par l'audition des membres du collectif "Génération Précaire" par la Ville et le Conseil Parisien de la Vie Etudiante.
L'interêt du dispositif est original pour une collectivité de cette ampleur:
- Il garantie une rémunération à l'étudiant,
- Il met en place une convention d'objectifs signée entre l'étudiant et la municipalité, portant sur l'accompagnement, le suivi et la production universitaire liée au stage,
- Il met le stagiaire étudiant au même niveau que le fonctionnaire municipal puisqu'il bénéficiera des mêmes avantages en terme d'accès aux dispositifs municipaux culturels et sportifs notamment.
La mesure phare selon moi réside dans la possibilité pour l'étudiant et la municipalité d'organiser le temps de travail durant le stage en fonction des activités salariées du stagiaire. Cela va dans le sens de chacun et surtout dans la démarche de mieux faire correspondre la temporalité du citoyen et celle de la Ville.
La Ville s'applique donc à elle même ce qu'elle a fait signé par les professionnels dans la Charte pour la réussite des étudiants salariés, a savoir la non concurrence entre études et activité salariée.
Plusieurs bémols cependant:
- le dispositif stipule que seuls les stages de plus de 3 mois seront rémunérés à 30% du SMIC.
Il reste une marge de manoeuvre permettant à la Ville de ne pas s'acquitter du dispositif en proposant des durées de stage inférieures à 3 mois....délais qui correspond encore aujourd'hui aux productions demandées par la Ville à ses stagiaires.
- Le participation du personnel municipal à l'effort de suivi et d'accompagnement du stagiaire: compte tenu du rythme de travail des fonctionnaires, de leurs tâches, et de la nature même de leur statut (pas naturellement tourné vers le management), ces derniers vont-ils vraiment s'acquitter de leur tâche à la mesure de l'enjeu que la mission peut representer pour l'étudiant?
Ce dispositif doit impérativement s'inscrire dans une démarche plus large d'évolution des pratiques managériales de la Ville plus tournées vers l'accompagnement du personnel, l'encadrement des apprenants, le partage des compétences. Et surtout la mise en valeur des savoirs pour attirer les jeunes diplomés vers une fonction publique territoriale et municipale pas forcement ultra attirante au premier abord.
Il s'agit donc d'un premier pas franchi par la capitale. Il faut suivre son application et voir les évolutions a envisager pour optimiser le dispositif et aller encore plus loin dans la synergie entre temps de l'étudiant et temps de la ville et de ses services...
Une affaire à suivre donc....
16:20 Publié dans Vie Etudiante | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10.10.2005
Une Maison des Transports sur Nanterre
Ca y est! Après 2 ans et demi de tractations, la 1ere Centrale de Mobilité en IDF a ouvert ses portes.
La Maison des Transports, c'est le nom que Voiture&Co a donné à son concept installé en plein coeur de la Gare RER de Nanterre Université.
L'idée: fournir aux étudiants et aux personnes qui vivent dans la zone des informations sur les modes de transports à leur disposition pour s'y déplacer, comme en sortir. Et ce, afin de sensibiliser aux modes autre que l'usage individuel de l'automobile. Ainsi, vous disposez d'informations sur les transports en commun, sur les dispositifs de location de vélos, sur le covoiturage, voire l'autopartage, etc.
Structure réalisée en partenariat avec
la RATP, toutes les informations sur le réseau de transports en commun francilien sont disponibles. Le but est de pouvoir donner un conseil spécialisé à toute personne qui souhaite savoir quels sont les modes à se disposition pour réaliser son déplacement!
Je suis très fier de cette réalisation dans la mesure ou j'ai dès le départ porté avec Voiture&Co le projet. Nous avons lutté face au désengagement de certaines institutions, nous avons bénéficié du soutien inconditionnel et convaincu des autres.
C'est un grand pas pour la mobilité des étudiants notamment, et qui se concrétise encore plus avec une autre Maison des Transports qui va s'ouvrir d'ici peu à Marseille sur le site de Luminy.
09:47 Publié dans Vie Etudiante | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.07.2005
Logement étudiant: la galère estivale
C'est tous les étés la même rengaine. Les médias nous gratifient des mêmes reportages sur la difficulté pour les étudiants de se loger, notamment dans les grandes villes. Les étudiants encore et toujours victimes des spéculations immobilières, des fausses agences qui vendent des listes d'appartements à louer obsolètes, etc....
On entend chaque année les mêmes anecdotes, rien ne change.
Je viens de faire l'expérience dans une ville nouvelle, pour une recherche "tendance": la colocation.
Admis à l'ESSEC à Cergy, je me voyais mal faire les allers et retours matin et soir, notamment en RER, vraie galère francilienne. Il m'est alors apparu nécéssaire d'habiter sur place, et de prolonger mon expérience "co-locative" parisienne. Je me suis donc mis en chasse avec des collègues de Mastère d'un grand logement pouvant acceuillir 4 étudiants studieux à souhaits, propres et bien élevés...
Nous avons trouvé, nous sommes tombés sur un proprio honnete, arrangeant, souscieux du confort mais ferme sur la nécéssité pour lui d'avoir le moins de pbs possibles avec le bail et les voisins (normal entre nous). La réalité ailleurs est toute autre, nous sommes tombés sur des appartements dans un état de délabrement hallucinants, notamment ceux loués à la chaine par les agences locales....
Ainsi, sur Cergy la collocation est un véritable marché noir. Beaucoup visiblement ne se préoccupent pas du confort, laissant à disposition des agences de supers appartements, mais bien souvent mal entretenus, les proprio font confiance aux sous-traitants, et ne viennent visiblement pas voir les lieux.
Inutile d'en faire une généralité, il y a surement de super plans, c'est évident, mais il faut quand même dire qu'il existe encore et toujours des situations préoccupantes.
Vous me direz, un logement c'est déjà bien, c'est clair. Il y a des situations bien pires, notamment dans les gros centres villes ou les proprio n'hésitent pas à louer pres de 500 euros des "studettes" de 10m² avec le plus souvent les toilettes sur le palier.
Je me suis insurgé avec mes amis de Fac Verte et des autres mouvements syndicaux étudiants contre la mesure Boorloo qui prévoyait de rendre "descents" donc louables des chambres de moins de 9m², réputées sordides sur Paris. Cf mon article sur les Chambres de bonnes, la fausse bonne idée. La mesure n'est pas passée, ouf. Mais les problèmes restent.
Il faut que tous à nos niveaux respectifs nous mobilisions contre tous ses usages qui poussent les étudiants à trouver des systèmes D, pour des logements dont la durée de bail légale ne correspond plus du tout à la réalité des "temps étudiants". En effet, nous sommes obligés de jongler entre période de stage et cours, pas forcement dans la même ville. Les baux courant souvent sur 1 an ne sont plus adaptés à la réalité de la vie étudiante et des temps universitaires. Il faut donc trouver le moyen de proposer des baux intermédiaires qui solutionnent ces questions tout en répondant aux craintes des propriétaires qui voient dans l'étudiant "le plan galère", pas sur, mais toujours bien rentable....
Moralité, l'été est là, c'est sympa quand même...ca rend les démarches plus sympas à organiser quoique....
15:17 Publié dans Vie Etudiante | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.06.2005
Borloo et les chambres de bonnes: la fausse bonne idée à finalement fait place à la sagesse et au pragmatisme
Le rapport Anciaux remis au dernier gouvernement Raffarin préconisait la rénovation et la construction d’un nombre conséquent de chambres en cité universitaire. Une mesure pourtant évidente, et dont le ministre de la Cohésion Sociale Jean Louis Borloo a voulu s'inspirer en proposant de légaliser et libéraliser la location des fameuses « chambres de bonne » de moins de 9 m².
Jusqu’à présent, la loi du 6 juillet 1989 (et son décret d’application de 2002) interdisait aux propriétaires, et donc aux CROUS, de mettre en location les locaux d’habitation de moins de 9 m². Dans son projet de Loi sur les services à la personne, Jean Louis Borloo proposait de revenir sur cette limitation et de qualifier de « décents » les logements entre 7 et 9 m². Il s'agit d'une remise en cause d'une limitation qui a fait débat. Vivre dans 9m² n'est pas facile tous les jours, mais cela pourrait permettre de mettre sur le marché pour les étudiants des logements à des tarifs abordables. Un frein aurait pu donc être levé, mais cela n'est pas sans conséquences.
En effet, cette mesure aurait permit aux étudiants de réclamer des aides au logement versées par les CAF.
Mais le revers de la médaille est difficile à avaler puisque ces logements n'étant plus sur le marché noir, les propriétaires auraient pu ainsi louer aux tarifs du marché des chambres certes plus petites qu'un studio ou une colocation, mais toujours aussi inabordables. Et ce, d'autant plus que la mesure ne prévoyait aucun barème de tarif au delà duquel la chambre ne pourra pas être louée.
Nous avions donc finalement une décision de bon sens, mais soumise dangereusement à la spéculation immobilière.
Il s'agissait d'une fausse bonne idée d'autant plus que les CROUS, déjà débordés par la gestion de leur parc de logements font devoir faire face à un accroissement de ce dernier sans voir leurs crédits augmenter. Chargés de mettre sur le marché ces chambres, les oeuvres universitaires auraient eu bien du mal a expliquer pourquoi des chambres plus grandes (10m²) sont proposées à des tarifs moins elevées en résidences universitaires.
Cette mesure pourtant volontaire ne va pas au bout de son idée et soumet encore une fois les étudiants à la difficile loi du marché immobilier. Tous les syndicats étudiants, dont mes amis de Fac Verte dénoncent cette mesure. Les élus au CROUS ont eux même dénoncés cette mesure et proposé des mesures complémentaires pour affiner la démarche.
Les jeunes de CAP21, dont je fais partie, ont salué la volonté de faire sauter de manière rapide un verrou, mais nous regrettions fortement que la mesure ne s'accompagne pas d'un barème qui soit suffisement competitif pour pallier la faible taille du logement par un tarif de location défiant toute concurrence.
Voir www.cap21-jeunes.over-blog.com
Nous avons acceuilli avec satisfaction le retrait de la mesure. Mr Borloo a entendu les protestations de l'ensemble du monde étudiant qui juge la mesure inadaptée et propice à accroitre les disparités dans l'accès aux études et aux logements des jeunes étudiants. Cette décision dénote selon moi d'une volonté d'écoute et de dialogue de la part du ministre, cela parait évident.
L'accès au logement est le maillon le plus important dans la chaine de vie étudiante, si des solutions complémentaires aux efforts déjà faits par les Régions et les collectivités (notamment la Ville de Paris) ne sont pas trouvées rapidement, les conditions de vie de certains étudiants continueront à s'aggraver; les chiffres de la pauvreté et du suicide continueront à soulever des craintes toujours aussi tenaces...
Il faut donc absolument poursuivre les efforts de certaines collectivités, et prendre exemple sur la région IDF et la Ville de Paris. D'ici 2007, 3.000 logements étudiants seront construits, dont 1.000 dans la ZAC Paris Rive Gauche, autour du futur campus Paris 7. 2.000 logement déjà existants seront renovés.
Même si cela n'est pa suffisant, la volonté et l'investissement sont là.
Il faut maintenant mobiliser les propriétaires et leur rendre confiance pour les amener à louer leurs logements vacants à des étudiants grace à un système de cautionnement municipal (en cours de montage technique), et grace aussi à une démarche contractuelle passée entre la Ville, les propriétaires et les étudiants.
En cela je soutiens une proposition montée en partenariat avec la Fédération des Associations Etudiantes Parisiennes, la FEDEP, soumise au COnseil Parisien de la Vie Etudiante, et qui consiste à mettre en place un Office du Logement Etudiant Parisien, complémentaire au CROUS, et regroupant tous les acteurs du logement à Paris. Pour plus de transparence, plus d'efficacité et plus de résultats.
14:47 Publié dans Vie Etudiante | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









