05.07.2006
Socialement souple?
Le départ d'Anne Marie IDRAC de la RATP ouvre la voie d'une succession que l'on attend au tournant, au regard du bon bilan de la 1ère femme pédégère de la Régie parisienne.
Un mot d'abord sur son bilan: il est bon selon beaucoup d'experts, et surtout de responsables syndicaux qui affirment sans ambiguité que l'ancienne Secrétaire d'Etat aux Transports d'Alain Juppé aura modernisé l'entreprise, restauré le dialogue social, donné confiance aux salariés dans l'avenir et relevé le pari de la féminisation d'un metier pourtant réputé masculin. Elle a permit par ailleurs de faire entrer la RATP dans l'ère du business option Service Public, notion qui commence a prendre forme dans le monde du transport public.
Alors que dire de Pierre Mongin? Proche d'un 1er Ministre conspué par tous (y compris par son propre camp), autiste reniant le dialogue...Ce passif est-il compatible avec la direction d'un grand groupe où le dialogue social est primordial pour assurer la perennité de l'activité?
Un responsable syndical de la RATP se pose la question: Mr Mongin est-il "Socialement souple?".
La réponse viendra quand Mr Mongin sera officiellement intronisé PDG de la RATP et qu'il reprendra en main entre autre l'application du service minimum garanti (dossier maltraité par DdV...).
Laissons lui le temps de faire ses armes et de montrer qu'il peut se débarrasser de l'image de son ancien patron.
Enfin une question est soulevée par la nomination d'Anne Marie IDRAC a la SNCF: quid des éléments qu'elle a en main compte tenu de la concurrence entre la RATP et sa nouvelle maison en IDF? Cela va t-il se faire au détriment de la RATP ou bien est-ce la voie vers une normalisation des relations entre les 2 opérateurs gestionnaires de réseaux de transports publics?
14:25 Publié dans Transports en IDF | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.06.2006
Voiture&Co récompensé par le Comité de Promotion du Vélo
La semaine dernière se tenait le Salon Européen des Transports Publics à Paris. Ce rdv incontournable des acteurs du transport public est toujours l'occasion de découvrir des innovations en matière de billetique, de système de transport, de bus, etc. Cet evenement arrive aussi avec son lot de prix et de trophées que l'on regarde toujours de l'extérieur avec un regard amusé "Ca ne sert à rien", "c'est pour faire joli", "ils se connaissant tous, les résultats sont forcement tronqués"....
....jusqu'au jour où l'on est soit même récompensé...;-)
Et oui, mon association Voiture&Co, dont je suis le Vice Pdt, vient de recevoir le trophée Vélo 2006, catégorie association pour notre système "Maison des Transports" et plus précisement pour nos actions en faveur du vélo. En effet, nos animateurs Transports Durables à Nanterre et Marseille dispense des "formations" en organisant des randonnées cyclistes sur leurs territoires afin de montrer aux gens comment se déplacer à vélo, quels usages, tout en re-decouvrant un quartier dont ils oublient parfois les usages mais aussi les originalités en terme de patrimoine et de verdure.
Bravo donc à nos équipes du Pôle Maison des Transports pour cette recompense qui montre tout l'interêt que portent les professionnels du vélo à notre concept, et je l'espère les collectivités dans un avenir proche...
Ci joint, le lien vers le blog de la Maison des Transports Marseille: http://www.mdtmarseille.canalblog.com/
12:01 Publié dans Transports en IDF | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.06.2005
Décentralisation des transports publics en Ile de France, la mascarade continue…
Décentralisation des transports publics en Ile de France, la mascarade continue…
C’est fait, l’Etat vient de communiquer à la Région ses conditions financières dans le cadre du transfert de l’autorité organisatrice des transports en Ile de France le STIF.
Comme il fallait s’y attendre, les revendications de la Région n’ont pas été entendues.
Cela veut donc dire que le nouveau STIF, qui à partir du 1er juillet sera sous la tutelle de la Région, aura dans son budget un passif important notamment avec un déficit structurel de 30 millions d’euros.
La Région demandait à l’Etat de prendre à sa charge le passif, mais aussi entre autres
- Les investissements liés à la rénovation du matériel roulant, à hauteur de 200 millions d’euros,
- Le financement des projets d’aménagements décidés par l’ancien STIF,
- La reconstitution d’un fond de roulement équivalent à 315 millions d’euros.
Un beau gâchis en fait que cette fin de règne de l’Etat à la tête de la gestion du plus gros réseau de transports publics en France. Il ne faut pas hésiter de parler de « pourrissement de la situation », tant le dialogue de sourds était pesant.
Il n’y a aucune surprise dans l’arbitrage fait par l’Etat. En réalité, cela fait plus de 6 mois que tous les acteurs des transports publics en Ile de France se doutaient d’une impasse financière et juridique.
Des soi disantes négociations ont été menées, sur fond malsain de guerre sur le transfert des compétences et des financements entre l’Etat et les exécutifs régionaux, majoritairement à gauche, l’Ile de France étant encore l’un des derniers bastion au sein duquel l’Etat pouvait encore imposer une décision qu’il savait injuste et polémique.
L’amalgame récent fait entre la volonté de la part de l’Etat d’imposer un service garanti dans les transports publics et celle de la Région de demander des transferts de fonds plus importants dans le cadre de la décentralisation a montré l’impasse vers laquelle nous nous menions.
Le service public de transports en communs garanti est une bonne chose, mais la non prise en charge par l’Etat de sa gestion calamiteuse du transports publics est une injustice et une catastrophe pour le financements des futures infrastructures, qu’elles soient rénovées ou nouvelles.
Il faut néanmoins reconnaitre dans cette affaire que l'initiative du Président Huchon partait d'une bonne idée, mais l'exageration des demandes, reprochées par l'opposition régionale parait justifiée. Le bras de fer a tourné à la surenchère.
La Région et la Ville de Paris ont décidé de ne pas procéder à la nomination de leurs représentants au sein de l’exécutif du futur « nouveau STIF ». Le bras de fer continue, et il faut reconnaître qu’il s’agit là de la seule manière de montrer à l’Etat que la Région ne se laissera pas faire et que « les clefs du STIF ne seront pas confiées sans un état des lieux et des travaux de rénovations conséquents de la part du précédent propriétaire ».
Il semble que les élus UDF soient tentés par une position semblable à celle de la majorité, alors que l'UMP hésité encore...
Il faut un front unis de tous les élus régionaux, municipaux et parisiens pour faire plier l’Etat et ne pas mettre en péril le financement des infrastructures de transports publics en Ile de France.
Les élus de la droite régionale, dont certains figuraient, et figurent toujours au Gouvernement sont clairement embarrassés de la situation. Le Président Huchon demande à rencontrer le Premier Ministre, il faut que ce dernier puisse parler au nom de l’exécutif régional dans sa totalité, et donc que les élus de droite et de gauche fassent front commun.
Nous sommes face à une situation grave. Les collectivités franciliennes attendent beaucoup de ce nouveau STIF et du financement qu’il pourra apporter à tous les projets de transports en Ile de France.
Si nous ne parvenons pas à trouver une solution raisonnable pour les finances régionales, la plupart des projets d’infrastructures passeront à la trappe par manque de financement, où alors les imports régionaux augmenteront encore au prochain exercice budgétaire.
La perspective des Jeux Olympiques pose une question importante, puisque si Paris les obtient, certains projets seront sauvés. Mais si Londres ou une autre ville est choisie, la Région prendra encore 20 ans de retard, et ce aggravé par le manque de volonté d’assumer ses responsabilité de la part de l’Etat, au nom du traitement égal entre les Régions.
Il faut oublier les querelles partisanes et se mobiliser sur un objectif commun : le transfert par l’Etat d’un STIF aux bases financières saines qui puisse permettre à la fois de se reconstituer dans son fonctionnement, et qui lui permette par ailleurs d’assumer avec rigueur les engagements pris par l’Etat gestionnaire en matière de projets d’infrastructures de transports publics en Ile de France.
Il faut que Jean-Francois COPE, Ministre du budget et de la réforme de l’Etat, Conseiller Régional Ile de France, tête de liste aux dernière régionales d’user de tout son pouvoir et de ses relations pour faire entendre raison au Gouvernement et de fait au Préfet de la Région Ile de France Bertrand LANDRIEU.
Pour que les collectivités locales franciliennes puissent enfin bénéficier des infrastructures promises par l’exécutif régional ; pour que les franciliens, notamment ceux en dernières couronnes puissent enfin accéder à des transports publics efficaces, qui concurrencent sérieusement l’usage individuel de l’automobile ; pour que la région Ile de France soit pionnière en matière de gestion des transports publics, en solution de financement, et en solution de déplacements ; CAP21 veut un STIF monté sur des bases saines, un STIF agitateur d’idées, un STIF tourné vers toutes les collectivités franciliennes, un STIF financeur.
14:23 Publié dans Transports en IDF | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









