09.03.2009
Les députés UMP, protecteurs de la jeunesse ou rois des foires et de la dégustation ?!!!
Les discussions autour de projets de loi apportent toujours leurs flots de surprises, comme à son habitude, le député Patrick OLLIER, patron de la commission des Affaires Economiques de l’Assemblée nous en as sorti une belle dans la nuit de jeudi à vendredi.
Le contexte, une séance publique de discussions autour du projet de loi de Roselyne BACHELOT sur l’hôpital, la santé et les territoires. Dans le cadre du volet « protection de la jeunesse face à l’alcool », était abordé la nuit dernière l’épineux dossier des open bar.
Déjà la semaine dernière, l’UMP nous avait gratifié d’une noria d’amendements pour contrer le projet de loi et le détourner de son esprit. Le député FLAJOLET proposait un amendement qui vise à autoriser tout simplement la consommation d’alcool aux mineurs dès lors qu’il serait accompagné par un parent majeur….Devinez l’argument avancé : encourager la pédagogie « parents enfants » quant à la consommation de vins et d’alcool.
Bref, enfants, parents, dégustez un bon verre de vin, mais uniquement quand vous êtes ensemble ! Professionnels des établissements en milieu festifs, préparez-vous par ailleurs à demander à vérifier les cartes d’identités….
Mais revenons à la discussion de cette nuit du 5 au 6 mars.
Au premier abord, tout va bien, le texte proposé initialement par Roselyne BACHELOT n’est pas remis en cause, les open bar selon la formule suivante : interdiction de « consommer de l’alcool à volonté contre paiement d’un forfait » et interdiction de proposer une « offre gratuite à volonté de boissons alcoolique dans un but promotionnel ». La vente et la consommation en milieu festif sont mieux encadrées, un premier pas.
Mais c’était sans compter sur le patron de la commission des Affaires Economiques de l’assemblée, député maire de Rueil Malmaison Patrick OLLIER, qui semble « très ouvert » aux réclamations des acteurs des filières agricoles et professionnelles concernées.
L’objet des discussions : les « fêtes, foires, stages œnologiques et autres opérations de dégustations ». Les filières concernées, notamment viticole, y ont évidemment vu une entrave à l’écoulement de leur production, ce qui se comprend.
Cependant, l’exercice même de la lecture de l’amendement prête à confusion, dans la mesure où rien ne précise ce que l’on entend par « fêtes et dégustations ».
Voilà donc au final, introduite une confusion qui ouvre une voie possible à des recours sur le terrain, et qui pourrait rendre pour les préfectures inapplicable la loi. Texte qui pose enfin la question de savoir s’il ne cache pas derrière des interdictions un flou d’interprétation juridique pour mieux contrer l’applicabilité de la loi…
Encore plus inquiétant, dans l’argumentation des députés concernés, aucune mention faite quant à l’esprit de la loi, tournée vers la protection de la jeunesse face au risque « alcool ».
Dès lors, comment ne pas se poser de questions sur le véritable objet des discussions autour d’un projet de loi : protéger la population ou protéger les lobbys ????
Quel crédit accorder à des parlementaires qui de-tricotent l’esprit des lois dans le cadre de négociations de marchands de tapis qui au final aboutissent à des textes de loi inapplicables.
Qu’entendez-vous Monsieur OLLIER par « fêtes, dégustations et foires » ?????
Nous parlons bien des fêtes de villages, des dégustations chez les producteurs, et des foires agricoles ?
Mais comment ferez-vous dès lors que les professionnels de l’événementiel et les commerciaux auront su contourner la loi en trouvant des formules qui permettront de proposer en consommation gratuite ou à petits prix, « no limit » des alcools forts ou des boissons énergisantes, même en faibles quantités ?
Et ce, alors même que la loi interdit les « open bar » aux phénomènes de « binge drinking », consécutifs aux consommations enivrées des soirées étudiantes ?
Quelles solutions proposez-vous enfin pour résoudre le problème de l’enivrement excessif chez les jeunes avant les soirées ???? Comptez-vous laisser la possibilité de vendre des boissons alcoolisées le soir aux mineurs dans les commerces et dans les stations-service ?
Vous êtes-vous posé la question de savoir comment les jeunes consomment de l’alcool en milieu rural ? Aux stations-services, nécessairement, avec la nécessité pour eux de prendre une voiture ou un 2 roues pour se déplacer….
Monsieur OLLIER, avez-vous donc pris la mesure de l’enjeu en terme de santé publique ?
Les études qui ont amenés les services de Madame BACHELOT à travailler sur ce volet alcool chez les jeunes montrent la nette évolution de la surconsommation d’alcool chez les jeunes, qui boivent ainsi de plus en plus tôt. L’âge moyen de la première ivresse passe ainsi de 15 à 14 ans pour les garçons, et de 16 à 15 ans pour les filles.
L’étude de l’Institut de Recherche Scientifique sur les Boissons (IREB) rappelle notamment l’importance de l’influence de la consommation de l’entourage (parents ou amis). Lorsque ces derniers s’enivrent au moins une fois par semaine, le risque pour le mineur d’être un consommateur à problèmes est multiplié par 16, et pour un majeur, le risque est multiplié par 12 ! Cet exemple tend notamment à démontrer l’effet néfaste que pouvait avoir l’amendement du député FLAJOLET évoqué plus haut et qui visait à permettre la consommation d’alcool pour un mineur accompagné de l’un de ses parents, pour ses vertus pédagogiques….
Outre l’aspect sanitaire, l’alcool est la 1ère cause des accidents de la route chez les jeunes de 18 à 25 ans. (Passée devant la vitesse depuis 2006 !) Cette catégorie de population est d’ailleurs la 1ère concernée par les accidents de la route. (22% des tués alors qu’ils ne représentent que 9% de la population.
Toutes mesures qui tendrait aujourd’hui à assouplir une réglementation nécessairement contraignante viserait ainsi a annihiler les efforts fait par les pouvoirs publics et les acteurs de la sécurité routière pour faire évoluer les comportements face au risque alcool, et notamment chez les jeunes.
J’attends avec beaucoup d’impatience la discussion de lundi sur les amendements qui concernent la vente d’alcool en stations-service, et plus particulièrement l’argumentation de la députée Valérie BOYER. La semaine dernière, cette dernière déposait un amendement visant à limiter l’interdiction de vente en stations-service à quelques plages horaires (de nuit seulement, ouf nous sommes sauvés !). Elle se cache derrière la nécessité selon elle de faire survivre les stations-service face à la crise pétrolière. C’est vrai, j’avais oublié, l’Etat accompagne désormais les grandes multinationales dont les stratégies industrielles nous ont conduites à finalement éponger leurs dettes.
Pourquoi ne pas demander à Total de jouer son rôle de fleuron national de l’industrie pétrolière au service de l’Intérêt Général en agissant pour l’aménagement du territoire : c'est-à-dire encourager les points de vente multi-services en milieu rural (essence, produits agricoles, poste, tabac, etc…).
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01.07.2005
Campagne d'été AIDES Lutte contre le Sida
L'été 2005 c'est l'occasion pour l'association de lutte contre le sida AIDES de relancer une campagne evenementielle pour continuer la mobilisation contre la pandémie qui nous touche.
Rappelons tout d'abord que le Gvt a decreté le Sida "Grande Cause Nationale".
Au delà de la polémique "quels crédits pour quelles actions?", c'est un fait, le SIDA est Grande Cause Nationale. il faut le savoir.
A l'automne dernier, AIDES lancait la campagne 1000 portraits, dont mes amis Jean David Bost, secrétaire général de Sol en Si, et Céline Rancoule, qui a coordonné l'opération, faisaient "figure" de modèle.
La campagne d'été 2005 surfe sur la vague des bracelets et propose donc, à la manière des bracelets "Paris aime les JO", différents bracelets multicolore à 5 euros pour montrer son attachement à la lutte.
Un petit geste encore une fois, mais de la générosité et de la mobilisation, c'est ce qui marche.
Cherchez donc les "Gilets rouges" AIDES dès que vous passerez dans un lieu fréquenté.
Ci-joint quelques liens
le site de AIDES
www.aides.org
Le site de l'association "Sida Grande Cause Nationale 2005"
http://www.sida2005.net/menu.asp
Le site de Diamspower, promoteur du bracelet AIDES 2005
http://www.diamspower-aides.com/index2.php
Luttons!
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