28.06.2008

Les Jeunes Démocrates de Paris contre la Réforme de l'Audiovisuel

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Voici la prise de position émise par les Jeunes Démocrates de Paris, dont je suis l'un des Vice Présidents.

J'apporte une contribution personnelle supplémentaire en rappelant que le candidat Sarkozy s'était engagé à en finir avec les nominations ad-hoc par la Présidence de la République dans les grandes entreprises publiques, tout à moins, à garantir une transparence, et un choix démocratique qui assure un impartialité dans le choix.
Avec sa décision de nommer en direct le patron de France Televisions, il va à l'encontre de l'une de ses promesses de campagne, et par ailleurs, il assume avec insolence l'idée selon laquelle le pouvoir politique n'a toujours pas su se détacher du pouvoir médiatique.
J'en profite pour reprendre une proposition émise par Corinne Lepage dans la pré-campagne présidentielle, et qui pose différemment la question de la transparence et de la démocratie dans les nominations: le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel a le mérite d'exister, mais doit être refondu pour remettre au coeur de sa mission celle du contrôle hors de tout choix partisans.
Nous avons donc proposé que le CSA soit élu par le Parlement à la majorité des 3/5, associé à un système de representation des citoyens de type collège. Cette gouvernance équilibrée permettrait de renforcer le pouvoir du Parlement tout en donnant la possibilité aux citoyens de poser un regard sur l'audiovisuel et de contribuer aux décisions. Ceci serait d'autant plus normal que nous payons une redevance. 

La position des JDem75, a retrouver sur le site www.jeunesdemocrates75.net

"Le Président de la République a décidé unilatéralement en janvier dernier de supprimer la publicité sur les chaînes publiques. Ce qui pouvait au premier abord être interprété comme une bonne nouvelle s’est en fait révélé être un moyen d’établir un plus grand contrôle du pouvoir exécutif sur l’audiovisuel public et, par conséquent, sur l’information délivrée aux citoyens français.

Tout de suite s’est d’abord posée la question de savoir comment serait financé un secteur qui dépendait en grande partie de sources de financement privées. Après les réflexions de la commission Copé, mise en place soi-disant pour proposer des solutions à ce problème, Nicolas Sarkozy a annoncé le 25 juin dernier que le chiffre d’affaires des opérateurs de téléphonie et d’internet serait taxé à hauteur de 0,9% pour combler le manque à gagner. Outre le fait que cette mesure n’est sans doute conforme ni à la Constitution ni au droit communautaire, ce seront vraisemblablement les consommateurs de téléphonie et d’internet qui en feront les frais et les sommes récoltées ne suffiront pas à combler la perte occasionnée par la suppression de la publicité après 20 heures sur France Télévisions. Premier paradoxe : Nicolas Sarkozy plaide pour une télévision publique de meilleure qualité mais fait tout pour lui couper les vivres. On a vraiment du mal à s’empêcher de ne pas y voir là une volonté cynique de favoriser les chaînes privées par rapport à un audiovisuel public déjà en crise.

Deuxième annonce de Nicolas Sarkozy le 25 juin : le président de France Télévisions sera désormais nommé par le Président de la République lui-même ! Tout cela est selon lui tout à fait normal puisque l’Etat est le premier actionnaire de France Télévisions : au chef de l’Etat reviendrait donc la prérogative d’en nommer le Président, comme dans toute entreprise qui se respecte… Logique implacable ! Seulement, France Télévisions n’est pas une entreprise comme les autres : la collusion entre médias et pouvoir est dangereuse pour notre démocratie car elle met à mal la liberté d’informer et risque de faire rimer France Télévisions avec soupçons, désinformation, et sélection de l’information… Sarkozy, qui n’a pas les moyens financiers d’être l’équivalent de Berlusconi en France, met cependant en place une stratégie claire de mise sous contrôle du pouvoir des médias publics et risque d’entamer un peu plus la confiance des Français envers une presse et un audiovisuel déjà soupçonnés de dépendance à l’égard des élites dirigeantes.

Les Jeunes Démocrates de Paris se prononcent en faveur de la préservation et de la promotion de l’indépendance des médias et de Photos ballons jeunes demIII.jpgl’autonomie de l’audiovisuel public par rapport au pouvoir exécutif. Ils défendent la liberté d’informer et la liberté d’expression comme des principes intangibles de notre République et des préalables nécessaires et essentiels à la préservation d’une démocratie saine et équilibrée.

- Par Céline Letemplé et les Jeunes Démocrates de Paris"

www.jeunesdemocrates75.net