26.02.2009

Corinne LEPAGE démonte PEROL dans Marianne2

Corinne LEPAGE, Vice Présidente du Mouvement Démocrate donne son point de vue sur la nomination de Francois PEROL à la tête du numéro2 bancaise français. Elle analyse les textes officiels, et nous explique comment et pourquoi juridiquement, Nicolas SARKOZY et l'Elysée ont, une fois de plus outrepassé les rêgles républicaines. Son point de vue complète celui de François BAYROU qui dès le début de semaine a dénonçé une décision "illégale".

Lu dans Marianne2

Pour Corinne Lepage, la nomination de François Pérol, secrétaire général adjoint de l'Elysée, à la tête de l’établissement bancaire résultant de la fusion des Banques Populaires et des Caisses d’épargne est une «affaire grave». Elle s'explique pour Marianne2.fr.

La nomination de M. Pérol à la tête de l’établissement bancaire résultant de la fusion des Banques Populaires et des Caisses d’épargne est une affaire grave à double titre.

Quand la parole publique est défaillante...
D’une part, manifestement, et contrairement à ce qui est affirmé, M. Pérol est justiciable de la commission de déontologie. Du reste, le Président de la République a commencé par affirmer que celle-ci n’avait pas formulé d’opposition (ce qui ne signifie du reste pas qu’elle ait donné un avis positif) avant de faire reconnaître par M. Guéant que non seulement elle n’avait pas donné d’avis, mais encore que le Président de cette commission , seul consulté semble-t-il à cette heure, ne serait prononcé que sur le caractère obligatoire ou non de la saisine. Il aurait indiqué que le cas de M. Pérol ne relevait pas d’une saisine obligatoire, ce qui, bien évidemment, ne constitue en rien un avis sur la légalité de cette nomination. Ainsi, les propos du Président sont doublement inexacts, ce qui est grave en soi. Rappelons, en effet, que dans une démocratie, la parole publique est fondamentale.

16.02.2009

Aux députés UMP qui tentent d’assouplir la loi Bachelot : « Pas d’alcool pour les mineurs »

Ces mots sont de Roselyne BACHELOT et je suis à 300% d’accord avec elle.

Le projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoires », examiné depuis Mardi 10 février par les députés, donne lieu depuis presque une semaine a une bataille d’amendements, dans le droit chemin de la tradition du moment qui consiste au Parlement à faire la part belle aux lobbys dans les travées de l’Assemblée.

 

Le volet Alcool de la loi est principalement orienté en direction de la jeunesse, et vise à répondre à l’alcoolisation de plus en plus précoce et régulière chez les jeunes. Pour cela, le ministère de la Santé et les association, dont la mienne Voiture&Co, s’appuie sur des études qui tendent à montrer une évolution de la surconsommation d’alcool sur ce type de population, qui boit de plus en plus jeune. L’âge moyen de la première ivresse passe ainsi de 15 à 14 ans pour les garçons, et de 16 à 15 ans pour les filles. Il faut par ailleurs noter une hausse de la consommation régulière d’alcool chez les jeunes de plus de 16 ans, avec des facteurs inquiétants, et notamment l’influence de l’entourage. Une étude montre notamment que lorsque les proches (parents ou amis) d’un jeune s’enivre au moins une fois par semaine, le risque pour un mineur d’être consommateur à problème est multiplié par 16, alors que pour un majeur, il n’est multiplié « que » par 12.


Il ne s’agit pas d’adopter un discours anti-alcool, mais de lutter contre les formes d’addictions à l’alcool. Il faut les prévenir, car elles interviennent de plus en plus jeunes, et sont aggravées par des facteurs externes visant à inhiber les publics consommateurs pour mieux les habituer à la consommation. J’en veux pour exemple l’impact dramatique que pour avoir le Red Bull, qui mélangé à de l’alcool et consommé régulièrement, fait oublier le goût du spiritueux pour laisser place à un goût sucré, donnant envie d’en consommer toujours plus. Le binch-drinking reste, par ailleurs, une pratique toujours à la mode, surtout dans les couches les plus aisées de la jeunesse.

Si on ne peut pas parler d’alcoolisme, nous pouvons en revanche parler d’alcoolisation forte chez la jeunesse, pour qui, la consommation de vin, de bières et d’alcool forts devient parfois un réflexe qui tend à repousser les limites tout en désinhibant le sujet quant à l’impact sur la santé.

 

Revenons à la loi Bachelot, pas moins de 40 amendements discutés depuis mardi dernier, 40 amendements déposés par des députés de la majorité qui veulent dé-tricoter point par point très rigoureusement la loi. Parmi ces amendements,

 

-         celui de Valérie BOYER, député UMP, qui propose de soumettre la vente d’alcool entre 22h et 6h du matin dans les épiceries de nuit à autorisation du Maire. Signalons que la loi veut précisément interdire la vente ayant fait le constat que quand bien même le Maire autorise ou non la vente, le règlement municipal n’était pas ou peu respecté, sans parler des pressions exercées localement par les commerçants. J’ajoute à cela la stupidité d’un tel amendement qui pose une fois de plus la question de la responsabilité des maires dans la vente d’alcool aux mineurs et les conséquences sur les comportements au volant ou dans la rue. Plusieurs exemple récents ont montré le désarroi de certains d’entre eux face au vide juridique qui donne en responsabilité les édiles municipaux, alors que la loi devrait les défaire de telles responsabilités pour mieux leur permettre de se consacrer au volet préventif plutôt que répressif. Donc Mme Boyer, allez poser la question aux maires concernés, j'ai des contacts à vous donner....

-         Celui d’André Fagolet, adopté, qui liste une série de conditions pour autoriser la vente en stations-service de boissons alcooliques régionales. Encore une fois, la loi est vidée de sa substance, puisqu’elle est là précisément pour répondre aux abus. L’alcool est la 1ere cause de mortalité sur les route chez les jeunes de 16 à 25 ans. Toutes les études montrent que notamment dans les zones rurales, les stations-services remplacent ou complètent le réseau d’épiceries locales dans la vente d’alcool. Or que fait-on là ? On facilite la vente, contre l’action du gouvernement et sa politique de prévention et de sécurité routière.

-         D’autres amendements proposent d’interdire l’accès aux soirées open-bar aux moins de 25 ans (fléau des Grandes Ecoles et des soirées médecine, et pendant lesquelles le nombre de comas éthyliques évoluent dangereusement), et ce, alors que la loi préconisent l’interdiction pure et simple de ce soirées. Encore une fois, il faut souligner la stupidité d’une telle mesure. Vous voyez un vigile à l’entrée d’une soirée faire la sélection par âge ? Soyons sérieux. Chers Députés : je vous propose de venir accompagner une équipe de l’association Voiture&Co en soirée open bar, dans le cadre d’une opération de sensibilisation et de prévention pour mieux constater les faits, et voir ce contre quoi la loi se refuserait à lutter contre.

 

Bref, autant d’éléments qui ont de quoi rendre folles les associations de Prévention et de Sécurité Routière qui depuis 20 ans combattent les dérives dans la consommation d’alcool, notamment chez les jeunes, alors que la mortalité et l’addiction ne fait que s’aggraver chez ces populations là. Autant d’amendements qui énervent à juste titre la ministre de la Santé, qui ce matin, dans une dépêche AFP rappelle qu’en aucun cas, elle ne souhaite que la loi soit assouplie :

AFP 16/02/2009 Mise à jour 10 :12 : La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a estimé aujourd'hui que l'interdiction totale de vente d'alcool aux mineurs, prévue dans le projet de loi en cours d'examen à l'Assemblée nationale, ne devait faire l'objet d'aucun assouplissement.

"Ce que je veux, c'est qu'on en vienne à ce qui est la +pureté de cristal+ de la loi: pas d'alcool pour les mineurs, c'est clair, c'est simple", a déclaré Mme Bachelot sur LCI.

"Je crois que tout ce qui va complexifier la loi va la rendre moins efficace", a-t-elle ajouté.

Le volet santé publique du projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires a fait l'objet d'une salve d'amendements et devrait donner lieu à de vifs débats entre partisans d'un renforcement de la lutte contre l'alcoolisme et défenseurs de la filière vinicole.

La commission des Affaires économiques a en particulier adopté un amendement visant à permettre à un parent accompagnant son enfant mineur dans un café ou un restaurant de lui offrir une boisson alcoolisée.

"Je suis assez réservée sur cet amendement", a déclaré la ministre de la Santé.

Qui est à l’origine de cette bataille d’amendements ? Les lobbys viticoles qui accompagnent gentiment les députés dans la rédaction de leurs amendements pour assouplir une loi qu’ils jugent attentatoire à la vente de leur production. A tort ou à raison ? Les effets ne sont pas clairement démontrés, et les jeunes ne sont pas le premier public consommateur de vins, bien que de plus en plus en consomment en soirées, alors que la bière reste le best-seller, contre les alcool forts qui sont victime du pouvoir d’achat limité de la jeunesse.

 

Bref, rien d’alarmant, juste encore une fois démontré le poids scandaleux des lobbys sur les parlementaires, déjà usé sur le dossier OGM, le nucléaire ou logement….

 

Le plus grave dans cette affaire, c’est le nécessaire mû des associations de lutte contre l’alcool au volant qui doivent désormais délaisser le terrain au profit de séances accrues de contre-lobbying. Où allons-nous…?

 

J'apporte mon plein soutien, et l'association Voiture&Co avec moi, à Roselyne BACHELOT pour refuser l'assouplissement de sa loi car il faut protéger la jeunesse.

04.07.2007

Un prêtre collaborateur de cabinet, vous en reviez, BOUTIN l'a fait!!!

Où s'arrête la séparation de l'Eglise et de l'Etat, comme la défense de la laïcité de nos Institutions quand un ou une Ministre en l'occurence recrute dans les cercles catholiques conservateurs pour alimenter sa réflexion sur la politique de la Ville. Un prêtre et une militante anti-avortement accompagne désormais Mme BOUTIN dans sa croisade pour restaurer l'ordre moral dans les banlieues.

Que va dire Fadela AMARA....

Voici l'article du Monde qui éclaire sur le dossier...

Adepte de la provocation, Christine BOUTIN réussira peu être à nous faire croire à l'expérience de ses collaborateurs d'un nouveau genre. Il n'en reste pas moins que le signal n'est pas rassurant, et qu'il interroge sur les objectifs réels de la nouvelle Ministre du Logement et de la Ville.

Il faudra observer avec interêt le "contre-cabinet" que va monter Fadela AMARA, et surtout son attitude face à sa ministre de tutelle...

Et vous ca vous inspire quoi?

 

22.05.2007

Perimêtres gouvernementaux: Avis de recherche

AVIS DE RECHERCHE

Où est passée la Vie Associative dans le nouveau gouvernement?

Sous Raffarin puis Villepin, la Vie Associative apparraissait dans l'intitulé même d'un Ministère, reconnaissant de fait le poids important de ce secteur de l'emploi et la vie citoyenne.
Jean Francois LAMOUR alors Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative dirigait alors ce super ministère, qui revient aujourd'hui à Roselyne BACHELOT.

Or aujourd'hui, impossible de trouver trace de la vie associative dans l'intitulé des ministères, et ne serait-ce même que dans la description des périmêtres...

Plusieurs hypothèses:
- périmêtre jeunesse/sport/vie associative conservé.
On aurait alors un super ministère BACHELOT avec au moins un ou une Secrétaire d'Etat Jeunesse/Sport&Vie Associative?
- rattachement de la vie associative au grand ministère de l'écologie?
Hypothèse difficile à envisager mais dans la logique de developpement durable et d'écologie la participation citoyenne en est l'un des piliers. Quid dès lors du financement des associations?
- rattachement à l'éducation? C'était déjà le cas sous Luc Ferry. L'expérience ne fut pas concluante, le ministre était accaparé par les différentes réformes en cours. Il s'agit pourtant d'une combinaison logique.

Quel avenir donc pour le MJSVA?
Le Pdt a annoncé élargir son gouvernement au lendemain des législatives...nous aurons la réponse, et verrons ainsi quel interêt la nouvelle mandature gouvernementale portera à l'associatif en France, et à sa place à la fois dans l'économie et dans l'emploi. Nous verrons aussi de quelle manière la participation citoyenne sera prise en compte.

01.07.2005

Sarkozy: Shériff fais moi peur!!!

Nicolas Sarkozy m'exaspère de plus en plus.
Je partage pourtant l'avis de ceux qui disent que cet homme là ne fait pas les choses comme les autres; qu'il manie la langue de bois, aussi bien que les phrases chocs. C'est un homme efficace, un vrai "nettoyeur".
Néanmoins ses batailles les plus emblématiques sont à mettre au crédit de son 1er passage à l'Intérieur.

Arrivé en vrai Shériff, il a clairement mis en oeuvre la politique sécuritaire promise pdt la campagne du candidat Chirac, et qui a produit le résultat que l'on sait lors du 1er tour de 2002...
Son bilan à l'économie n'est pas une réussite. Il n'est pas resté longtemps, et son action a plus relevé du VRP médiatique et du rézottage des milieux financiers et économique en vue de 2007...

Je ne peux m'empecher d'être tantôt séduit, tantôt "saoulé" par ses frasques qui au fur et à mesure des sondages le donnant favoris des scrutins lui font clairement enfler les chevilles.
Il faut reconnaitre que sa volonté et sa fermeté en ferait un bon 1er ministre, mais pas un bon Pdt.
Mais son ultra libéralisme et son égo à la limite de l'incontrolable vont lui causer de graves torts par la suite.
Ses récents propos sur la karcherisation de la Courneuve, l'acharnement lamentable mais certainement organisé de la presse sur son couple, ses ambitions a peine devoilées...c'est fatiguant.

Comment peut-on annoncer fierement que l'on va lacher son poste pour préparer la présidentielle alors que l'on occupe la place de Vice 1er ministre?
Il est vrai que le Pdt l'a rappelé officiellement avec le consentement du peuple au gouvernement. Comment alors ne pas revenir triomphalement avec des certitudes plein la tête...
Une autre chose me gene profondement: le Pdt de l'UMP est le ministre des élections. Ainsi comment envisagé l'organisation d'un scrutin équitable sans aucun sous-entendus? Pour moi, ca ne peut pas marcher.

Tout cela provoque ses dérives qui mettent en valeur son ambition personnelle plus que son ambition pour le pays.
Se voir comme l'homme providentiel n'a jamais permis à un politique d'aller au bout de sa mission.

Nicolas Sarkozy me fatigue autant qu'il me laisse à penser qu'il reste le seul a pouvoir mener à terme des dossiers importants tels que la réforme de l'état notamment.
Nous avons besoin d'une équipe solide neuve, dynamique et ferme.
Sarkozy semble etre le mieux placé. Ira t-il au bout de son chemin?
Je n'en suis pas sur. A voir sa facon de faire les choses, je crains que de plus en plus de francais risquent d'être dégoutés....