28.05.2009
Tiberi juge sa condamnation "désagréable"...
Reprise de l'excellent blog de la journaliste Pascale Robert-Diard, qui revient sur le procès des faux électeurs du Vème à Paris. A lire en entier
Comme à son habitude, Tiberi joue l'étonnement, la surprise, la victimisation. "La vérité éclatera au grand jour" aurait-il dit, alors qu'Anne Marie AFFRET, 1ère ajdointe de l'arrondissement paye dans sa condamnation le fait d'avoir reconnu les fraudes sans jamais pour autant avoir laché ses patrons. Loyauté, c'est sur, craintes de represailles encore plus...
TIBERI menace de jouer les balançes...manque de pot, c'est un peu tard. A vouloir endosser le même rôle de victime qu'Alain JUPPE, sans en avoir le charisme, l'ancien maire joue très gros. Rappelons-nous qu'il n'est pas passé loin de l'élimination aux municipales de 2008, grâce à un candidat MoDem qui a joué les troubles-fêtes jusqu'au bout des dépouillements....
Retrouvez l'accroche de l'article du blog de Pascale Robet-Diard, ainsi que les condamnations de l'ensemble des protagonistes.
Signalons enfin que TIBERI n'est pas définitivement condamné, le jugement n'étant pas suspensif, il garde ses mandats jusqu'à épuisement des recours...Ca vous rappelle pas un certain Pierre BEDIER...???;-)
"Xavière et Jean Tiberi ont quitté la salle d’audience en trombe et sans un mot, portés par une volée de photographes : ils s’inquiétaient sans doute à tort, ils ont quand même dix jours pour faire appel. Mais le couple n’était pas au mieux de sa forme, Xavière n’excelle d’ailleurs pas dans les rôles muets. Ils ont écouté en silence le président Jean-Paul Albert égrener les peines, et c’est toute la défense du système Tiberi qui est peu à peu tombée en ruine.
La 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris a condamné, mercredi 27 mai, l’ancien maire de Paris à trois ans d’inégibilité, 10 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende, soit presque le maximum légal : après douze ans de procédure et d’autant d’hésitations, la justice a ainsi explicitement reconnu qu’il existait bien dans le 5e arrondissement de Paris un système organisé « d’atteinte à la sincérité du vote par des manœuvres frauduleuses », au moins entre 1994 et 1997"
Notez dans les condamnations le nombre de personne que le couple a mouillé dans cette affaire, y compris des militants bénévoles....
La 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris a rendu mercredi 27 mai son jugement. La peine maximale pour les “atteintes à la sincérité d’un scrutin par les manoeuvres frauduleuses” est d’un an de prison et 15 000 euros d’amende.
Jean Tiberi, maire du 5e arrondissement, député, ancien maire de Paris, a été condamné à 10 mois de prison, 10 000 euros d’amende et 3 ans d’inégibilité. Le parquet avait requis 12 mois de prison avec sursis, 10 000 euros et cinq ans d’inégibilité.
Xavière Tiberi, son épouse, a été condamnée à 9 mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende. Le ministère public avait demandé 10 mois avec sursis, 5 000 euros d’amende et cinq ans de privation du droit de vote.
Anne-Marie Affret, première adjointe du maire du 5e, a été condamnée à 9 mois de prison avec sursis, 1 500 euros d’amende et deux ans
d’inégibilité. Le parquet avait requis 10 mois avec sursis, 3 000 euros et cinq ans d’inégibilité.
Jean-Charles Bardon, l’ancien maire du 5e, a été condamné à 3 mois de prison avec sursis, 1 500 euros d’amende et un an d’inégibilité, sans inscription à son casier judiciaire. Le parquet s’en était remis à l’appréciation du tribunal.
Raymond Nentien, secrétaire général de la mairie du 5e, a été condamné à 5 mois de prison avec sursis et 2 000 euros d’amende, sans incription au casier judiciaire. Le ministère public avait réclamé 2 mois avec sursis, 5 000 euros d’amende, et un an de suspension du droit de vote.
Jacqueline Mockrycki, directrice de cabinet du maire, a été condamnée à 7 mois de prison avec sursis et 2 000 euros d’amende, sans inscription au casier judiciaire. Le parquet avait requis 6 mois avec sursis, 5 000 euros d’amende et cinq ans de privation des droits civiques.
Olivier Favre, le chef du bureau des élections de la mairie, a été condamné à 1 000 euros d’amende, sans inscription au casier judiciaire. Le parquet avait réclamé 1 500 euros d’amende et un an de suspension du droit de vote.
Christine Havre, militante bénévole, a été condamné à 1 000 euros d’amende avec sursis. Le parquet avait réclamé 1 000 euros et un an de suspension du droit de vote.
Annick Mercier, la secrétaire de Mme Affret, a été condamné à 1 000 euros d’amende avec sursis, sans inscription au casier judiciaire. Le parquet avait réclamé 1 000 euros et un an de suspension du droit de vote.
Patrick Mondain, “homme à tout faire” de Mme Affret, a été condamné à 1 000 euros d’amende avec sursis, sans inscription au casier judiciaire. Le parquet avait requis 1 000 euros et un an de suspension du droit de vote.
Farida Sahnoune, bénévole, mis en cause dans un seul dossier et sur la foi d’expertises contradictoires, a été relaxée, comme l’avait souhaité le parquet
Par ailleurs, les condamnés doivent verser solidairement un euro de dommages et intérêt à chacune des parties civiles et de 600 euros (pour Jean Tiberi) à 50 euros en ce qui concerne les plus faiblement condamnés pour les frais de justice, sur le fondement de l’article 475-1 du code de procédure pénale.
Les parties civiles recevables sont Yves Antonin Frémion-Danet, Benoît Brasilier, Lyne Cohen-Solal (qui reçoit un peu plus pour les frais), Yves Contassot, Aurélie Filippetti, Pierre Montacié, la ville de Paris, Jean-Bernard Gonzalez, Guy Atlan, Habiba Hdouch, François Beaujeu, Jacqueline Gaillot-Mangin, Dominique Bazire, Philippe Limoussin, Madeleine Pauffin de Saint-Morel, Claude Géraud, René-Marc Bokobza, Cyrille Galperin et Benoît Prieur.
13:59 Publié dans Paris Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tiberi, paris, municipales, corruption, faux electeurs











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